LE MAXI BEST-OF D’UNE CUISINE ZÉRO DÉCHET

Petit récapitulatif de ce #0WasteChallenge : nous avons déjà parlé des quelques astuces pour m’aider à débuter une démarche 0 waste ; à savoir quelles questions me poser pour me lancer dans une telle démarche. Je vous ai également partagé la semaine dernière mes 12 astuces pour faire des courses presque 0 déchet !

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Cette semaine, je continue la logique de cette démarche en allant à l’étape post-courses : la cuisine !

Si j’ai déjà porté une attention particulière aux déchets produits lors de mes courses, je réduis de façon considérable la quantité de déchets à mettre à la poubelle, arrivée chez moi.

Moins de déchets, moins d’emballages non-recyclables. Cette étape pour moi est vraiment non négligeable : quand on sait qu’un Français jette toutes les 7 semaines son équivalent en poids à la poubelle… ça me fait réfléchir. Et je suis la première concernée ! J’achète en très grande majorité des produits frais que je transforme. J’ai donc pas mal de déchets organiques. Et n’ayant pas encore réceptionné mes petits lombrics à déposer dans mon composteur, je vois toutes ces épluchures finir à la poubelle 🙁 Par ailleurs, bien que je fasse vraiment attention aux « futurs déchets » qui rentrent dans ma maison, je ne suis jamais à l’abri de quelques emballages non-recyclables, de films plastiques auxquels je n’avais pas prêté attention,… A raison de deux personnes chez nous, notre poubelle de 30 litres se remplit malgré tout assez rapidement. Et j’ai envie que ça se réduise (aussi parce que je déteste aller au sous-sol pour mettre ma poubelle dans le conteneur, ça me fait flipper !) !

 

UNE ATTITUDE AU QUOTIDIEN

J’essaye au quotidien de « dérouler » ma démarche 0 déchet en appliquant les 5R dans l’ordre : Refuser – Réutiliser – Réduire – Recycler – Composter (« Rot » en anglais). Lors de mes courses, dans ma cuisine, dans ma salle de bain, je garde en tête cette pyramide pour tendre vers une consommation plus citoyenne et minimaliste.

Par exemple, je réutilise certains des pots en verre des sauces tomates et autres tartinades que j’achète. Je réutilise ensuite ces contenants pour conserver des restes au frigo, conserver mes poudres/noix/graines ou encore conserver mes cosmétiques maison. Je trouve cela hyper esthétique et en plus pas cher du tout (oui je paye l’emballage à l’achat mais je le garde ensuite pour un petit moment !). Vu que la quasi majorité de mes courses est faite en vrac, j’ai grandement besoin de ces pots pour conserver mes courses !

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Ou encore, je réutilise les supers serviettes blanches en tissu (j’en ai 12), que ma grand-mère m’a gentillement données. En plus de m’avoir fait économiser de l’argent, j’accueille mes invités avec des serviettes qui ont une vraie histoire (et ont en plus les initiales de ma grand-mère. #Sochic).

MA POUBELLE DE CUISINE AU RÉGIME

L’une des premières actions, simples, que j’ai effectuées en emménageant dans l’appartement fut d’acheter une plus petite poubelle. Cela n’engage que moi et c’est peut-être simplement psychologique : j’ai l’impression qu’avoir une plus petite poubelle signifie moins de place pour les déchets à jeter et donc, faire en sorte qu’il y en ait moins (je réduis donc)!

En parallèle, j’ai également un sac cabas dans la cuisine pour recycler les emballages qui peuvent l’être (papier, carton, acier, alu et verre).

Enfin, mon lombricomposteur n’attend que ses habitants pour composter officiellement de chez nous. L’ouverture arrive très bientôt, je vous tiendrai informés de l’évolution !

LIVIN’ PLASTIC FREE !

73xmDe manière générale, j’ai fait de drastiquement réduire voire supprimer tous les produits et emballages en plastique de chez moi. En plus d’être dangereux pour la santé, je trouve que c’est un matériau qui vieillit très mal. Du coup je préfère investir un peu plus au départ lors de mes achats pour avoir des matériaux plus nobles et durables (verre, acier/alu, bois). Lorsque que l’on sait qu’un tiers des produits en plastique sont fabriqués pour un usage jetable… Benh perso, je n’aime pas jeter mon argent littéralement à la poubelle!

Comment?

De façon progressive ! Par exemple, je remplace ma spatule en plastique dès qu’elles sont trop abîmées par une spatule en bois (plus écologique, esthétique). J’ai également troqué mes pailles en plastique pour des pailles en inox (les miennes font cuillère en même temps ! Je peux vous dire que je fais FUREUR dès que je les sors !). Vous pouvez en acheter désormais dans pas mal d’endroits (ICI par exemple ou encore ICI). Elles sont vendues avec un petit goupillon pour pouvoir les laver 🙂

J’ai changé mes contenants alimentaires en plastique pour ceux en verre. Au fur et à mesure.

Et autre exemple : je n’achète plus de film alimentaire, que j’ai remplacé par mes Bee’s Wrap (dont je vous ai déjà parlé dans mon article précédent). Plus esthétique et plus sain. Je vous partagerai bientôt un tuto pour que vous puissiez les faire vous-mêmes!

C’est vrai que lorsque j’ai fait l’inventaire de mes objets, de mes courses, je me suis rendue compte à quel point le plastique était partout. Et pourtant, j’estimais que j’étais une personne sensibilisée qui essayait de faire attention au maximum ! Je sais que changer ses habitudes peut être compliqué. Et je pense qu’en ce qui concerne le plastique, c’est un changement nécessaire tant pour notre santé que pour l’état de la planète de façon générale. Vous avez déjà entendu parler du 07ème continent de plastique et du fait qu’il y aurait plus de plastique dans les océans que de poissons dans les océans d’ici à 2050 ? Si vous souhaitez aller plus loin sur la thématique du plastique, je vous conseille CETTE vidéo d’Edeni qui vous donne 21 façons de ne plus avoir du plastique chez soi #Malin !

MOINS DE CHOSES À ACHETER, PLUS D’ÉCONOMIES !

Je l’avais déjà mentionné dans mon article précédent : en adoptant un mode de vie plus 0 déchet, il y a désormais des articles que je n’achète pas ou plus :

  • Plus de bouteilles en plastique ! Quand je sors de chez moi, j’ai ma belle gourde 0421b7340a077f7bca35140f15bd72dfen alu (il en existe plein désormais ! J’avais acheté la mienne chez SIGG). Lorsque que je suis chez moi, j’ai une bouteille en verre que je remplis d’eau du robinet. J’y dépose un bout de charbon actif, qui me coûte 8€ pour une durée de vie de 6 mois (soit environ 3 centimes par jour !). Le charbon purifie l’eau, il est 0 déchet puisque à l’issue des 6 mois d’utilisation, je peux le composter, l’utiliser dans le barbecue, mes plantes ou encore comme désodoriseur de chaussures #Smart. Là encore, le charbon se trouve dans de plus en plus d’endroits et sur Internet (ICI par exemple)
  • Plus de sopalin non plus ! Il existe désormais plein d’alternd119a015e3fe8e2230c501aeb1810b94atives pour remplacer le sopalin si vous en utilisez. Chez moi, j’utilise un chiffon en micro-fibre. J’ai acheté à mes parents de supers essuie-tout réutilisables, trop mignons !
  • Plus d’éponge ! J’achète désormais une brosse en bois et je change régulièrement la tête… que je peux ensuite composter (ICI et ICI). Pour le reste, j’ai un « gratte-gratte » recyclé pour frotter. J’ai récemment entendu parler des éponges « Tawashi ». D’origine japonaise (si je ne me trompe pas !) elles peuvent être achetées « toutes faites » et également faites maison avec des morceaux de vieux T-shirt ou collants. Si certains d’entre vous en ont déjà utilisées et/ou en ont déjà fabriquées, je suis preneuse de vos retours en commentaires !
  • Plus de cure-dents ! Alors oui, certains me diront que les cure-dents, ça ne pèse rien et que de fait, ce n’est vraiment pas une priorité de s’en occuper. Peut-être ! En attendant, j’en ai acheté une 10aine en acier il y a 2 ans. Je les utilise TOUT LE TEMPS pour mes apéros et je ne me casse plus la tête à ramasser la 100aine de cure-dents qui est tombée sur mon carrelage ! (de mémoire, j’avais acheté les miens chez Alice Délice)

In fine, c’est plus d’espace dans ma cuisine, moins de choses à (r)acheter donc plus d’économies… que je dépense notamment en acheter des produits de meilleure qualité.

 

MES 2 HABITUDES MALINES

Quand j’étais petite, j’adorais faire les courses avec mon père. Je sais, c’est un peu bizarre ! J’adorais m’asseoir dans le caddie, parcourir la liste de courses avec lui et rayer au fur et à mesure ce que nous avions trouvé. Il apportait toujours beaucoup d’importance au fait de comparer des produits en fonction de leur prix au kg. C’est un réflexe que je garde encore aujourd’hui et c’est notamment comme cela que je remarque qu’un paquet d’amandes conditionnées dans un emballage en plastique est souvent plus cher que d’acheter les mêmes amandes, en vrac.

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C’est la même approche que j’utilise pour le thé. Trèèèèèèsss grande consommatrice de thé/tisane, je préfère les acheter en vrac pour plusieurs raisons :

358b99d446d0e6e1f66e1b392ff1f6e5Mon raisonnement va dans le même sens pour le café. J’aime aussi beaucoup le café (la réciproque n’est en revanche pas vrai puisque le café et mon système digestif ne font pas bon ménage !). Je préfère le café en grain, que je fais moudre. Acheter mon café est une expérience que j’adore faire : je rentre dans le magasin qui sent le café à pleine balle ! Je choisis en fonction de mon humeur le café qu’il va moudre. Je rentre chez moi pour le préparer. Je le déguste. Je garde le marc de café pour me faire un exfoliant maison, pour assainir mes canalisations ou encore pour donner un peu de vitalité dans le compost de mes plantes.

Nous avons également une Nespresso mais que nous utilisons très peu. Pour être honnête, je ne suis pas très fan du système que je trouve très impactant ; en termes de coût (pour les capsules) et de gestion des déchets. Voilà pourquoi je préfère mon « French Press » aux machines Nespresso et Cie.

Voici en quelques lignes les réflexes que j’incorpore au quotidien dans mon attitude derrière les fourneaux. Pour moi, faire attention aux matériaux que j’utilise, aux ingrédients que je choisis va plus loin que de simplement réduire mes déchets. C’est également un cas de « santé publique » je dirais, qui est de porter attention à ce qui rentre en contact avec nous, notre nourriture. Faire attention à sa santé. Le 0 waste n’est pas qu’une démarche écologique : pour moi, c’est une démarche citoyenne, un moment de respecter notre environnement et de me respecter.

Je suis curieuse de savoir ce que vous, vous faites chez vous pour produire moins de déchets dans votre cuisine : quelles astuces ? quels conseils avez-vous à me donner pour aller plus loin ? quels produits utilisez-vous ? N’hésitez pas à me partager vos retours et vos idées en commentaires !

En attendant la semaine prochaine et mon article sur comment parler à votre entourage de votre démarche 0 waste, prenez soin de vous et de la Pachamama. Lots of love.

La Pachamama〈♥〉